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10/06/2011 > Déversoir d'orage mobile

Définition

En hydraulique urbaine, un déversoir est un dispositif dont la fonction principale est d'évacuer les pointes exceptionnelles des débits d'orage vers le milieu récepteur. C'est donc un ouvrage destiné à décharger le réseau d'une certaine quantité d'eaux pluviales, de manière à agir sur l'économie d'un projet en réduisant les dimensions du réseau aval. Ce principe étant posé, les déversoirs sont appelés à jouer un rôle essentiel, notamment dans la conception des réseaux en système unitaire.

L'étude d'un déversoir d'orage en réseau unitaire doit en conséquence être menée sur deux plans :
? d'abord le plan qualificatif, en recherchant la valeur de dilution de l'effluent que le milieu récepteur est susceptible d'accepter sans conséquences graves pour son équilibre. Le degré de dilution sera alors établi en fonction du pouvoir autoépurateur du milieu récepteur ;
? Ensuite sur le plan quantitatif, en recherchant les valeurs de débits compatibles avec l'économie générale du projet, ce qui suppose de rechercher le facteur de probabilité de déversement, de façon à limiter la fréquence des rejets d'effluents dans le milieu récepteur.

D'une manière générale, la fréquence et l'intensité des déversements admissibles relèvent pour chaque situation d'un cas particulier. En amont d'une station d'épuration qui traite des effluents collectés par un réseau unitaire, il convient de ménager au moins un déversoir d'orage pour éviter les surcharges hydrauliques. Il s'avère intéressant, surtout si le milieu naturel est sensible, de réserver des espaces où construire un ou plusieurs bassins de pollution capables de stocker temporairement les excédents instantanément incompatibles avec la capacité épuratoire de la station, les eaux polluées stockées étant traitées en différé.

Historique

Le premier rôle assigné aux déversoirs d'orage est d'abord un rôle hydraulique, celui d'évacuation de trop plein ou de « soupape de sécurité » du réseau d'assainissement unitaire pour éviter les débordements. On limitait ainsi également la quantité d'effluents envoyés vers l'aval. Une réduction de la taille des canalisations posées à l'aval des déversoirs pouvait être réalisée. Leur positionnement permettait, dans certains cas, de choisir le point de déversement en temps de pluie.

La prise de conscience de la nécessaire protection de la ressource en eau a conduit à la création des stations de traitement des eaux usées à l'aval des réseaux de collecte. Il faut donc adapter le débit aval des déversoirs existants en fonction du débit de pluie critique acceptable en entrée de station d'épuration. Rappelons qu'une station d'épuration est tout d'abord destinée à traiter des eaux usées. Le débit de référence est la mesure journalière en dessous de laquelle, les rejets doivent respecter les valeurs limites de rejet de la directive ERU, soit le minimum exigé par l'arrêté du 22 juin 2007 relatif à la collecte, au transport et au traitement des eaux usées des agglomérations d'assainissement. Une double approche a été définie au niveau national afin de calculer le débit de référence : celle liée à une pluie type de dimensionnement du système de collecte et celle liée à une occurrence de déversement. Le débit de référence admis en entrée de la station d'épuration est donc égal au volume journalier de temps sec et de la fraction de temps de pluie supplémentaire compatible avec le bon fonctionnement de l'installation.

La prise de conscience de la quantité de pollution véhiculée par les réseaux d'assainissement a permis d'enrichir le rôle des déversoirs. Ils ont également pour fonction de limiter la fréquence des déversements vers le milieu naturel. La gestion en temps réel des systèmes d'assainissement a contraint à modifier le fonctionnement des déversoirs. Leur débit aval va ainsi devoir être évolutif au cours du temps, en fonction de la capacité hydraulique du réseau, qui est elle-même variable en fonction de l'intensité et la durée de la pluie et du mode de gestion des ouvrages de contrôle.

Enfin, le Code de l'environnement et l'arrêté du 22 juin 2007 fixent les dispositions et les actions effectives de contrôle des déversoirs d'orage sur les réseaux unitaires. Les déversoirs d'orage installés sur des tronçons de réseau susceptibles de collecter une charge brute de pollution organique (CBPO) supérieure à 120 kg de DBO5 par jour en temps sec doivent être équipés pour estimer les périodes de déversement et les débits rejetés (CBPO = 600 kg DBO5 par jour) ou équipés pour mesurer les débits en continu et estimer la charge polluante (DCO, MES) déversée (CBPO > 600 kg DBO5 par jour).

La connaissance du fonctionnement hydraulique réel des déversoirs d'orage est donc primordiale dans toute étude de diagnostic ou de dimensionnement des réseaux unitaires d'assainissement. Dans le cas de l'instrumentation de ces ouvrages, la bonne connaissance au préalable du comportement hydraulique des déversoirs permet d'être pertinent dans le choix et le positionnement des capteurs ainsi que dans l'exploitation des données, tout en permettant des coûts d'investissement minimisés.

Principe de l'installation

Le déversoir d'orage mobile s'installe le long des canalisations d'assainissement. Il permet le contrôle précis du niveau altimétrique du seuil de déversement vers le milieu récepteur, assurant le suivi des débits déversés. Ce déversoir présente une grande sécurité de fonctionnement, une mobilité rapide permettant, en cas de pluie intense, un abaissement du seuil afin d'évacuer les masses excédentaires d'eau vers le milieu récepteur. On évite ainsi le débordement du réseau en amont et tout risque d'inondation. Ce système est particulièrement adapté pour équiper les déversoirs d'orage situés près des milieux récepteurs, susceptibles en période de hautes eaux, de pénétrer dans le réseau d'assainissement et/ou dans le réseau d'eaux pluviales.

En cas de panne électrique ou de tout autre problème technique, grâce à son poids, le déversoir peut-être programmé pour s'effacer dans son radier, afin de libérer l'écoulement des eaux vers le milieu récepteur, évitant ainsi en amont, les inondations ou les débordements. Ces ouvrages peuvent êtres réalisés en grande taille, de 8 à 10 m de hauteur sur 5 à 6 m de largeur. Fabriqué en usine, le déversoir se pose dans des glissières d'un ouvrage en béton préalablement préparées pour le recevoir.Panerai replica prezzo
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